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L’insouciance chez les enfants


Doit-on préserver nos enfants du monde des adultes ?


On entend souvent qu’il faut conserver l’insouciance des enfants le plus longtemps possible, de toute l’horreur de notre monde, de tout ce qui est négatif.

Pour ma part, je ne suis pas forcément d’accord avec cette vision et je souhaite aujourd’hui t’apporter mon point de vue.

Je me suis posée ses questions car j’ai été confronté à des questions de la part de mon fils de 5 ans et demi sur la vie, la mort, aussi bien des sujets joyeux comme plus triste.

Je me suis demandée :

  • Est-ce que je lui mens ?

  • Est-ce que je lui dit qu’il comprendra plus tard ?

  • Est-ce que je lui dis la vérité ?

Une de mes valeurs est l’honnêteté et c’était important de la respecter aussi dans mon rôle de maman. Ça me dérangeait de lui mentir.

Sur le sujet du père noël par exemple, il se questionnait depuis tout petit, je l’ai laissé se questionner, je lui ai expliqué qu’il était libre de croire à cette légende ou pas. Il n’y a jamais cru.

La question se pose aussi sur les sujets de société : l’écologie, la famine dans le monde, les migrants…



Répondre à ses questions


Je pense que si l’enfant pose la question c’est qu’il souhaite comprendre des choses. Je ne comprendrais donc pas pourquoi lui cacher ou atténuer une situation.

Lui laisser son insouciance, le laisser dans son monde d’enfant, signifie qu’il y a 2 mondes : un monde d’enfant et un monde d’adulte, pour moi il n’y a qu’un monde pour tout le monde.

Pour moi c’est important de dire la vérité, avec des vrais mots, des vrais explications et en expliquant les faits sans jugements. Que ce soit sur les sujets de vie, de mort, de deuil…

Si le questionnement vient de lui, je pense que c’est intéressant de lui répondre avec sincérité, d’être honnête tout en adaptant sa réponse et ses mots à l’âge de l’enfant, cela va lui permettre de comprendre le monde dans lequel il vit, qu’il comprenne les sujets “d’adultes”.

Je n’ai pas envie que mon enfant se sente à part, qu’il pense qu’il n’a pas son mot à dire sur ces sujets, qu’il n’est pas dans le même monde que les adultes.

Bien sur si l’enfant ne pose pas de questions, on n’a pas besoin de lui en parler, c’est important que ça vienne de lui.

Pour moi il n’y a qu’un monde, le monde des enfants ET des adultes et non 2 mondes séparés.

Si on essaye de le préserver de tous ces sujets de société, il ne va pas comprendre lorsqu’il sera confronté à ces sujets avec ses copains, à la télé, sur internet… il ne comprendra pas pourquoi on ne lui a jamais parlé de ça, ou pas expliqué. Il peut se sentir en décalage avec les autres. Peut-être qu’au moment de l’adolescence, ce sera encore plus compliqué car il n’aura jamais été confronté à tous ces sujets, ne saura pas faire preuve d’autant de logique, d’autonomie de pensées.



Le passage à l’âge adulte


L’adolescent pourrait aussi se révolter contre ce monde car ce n’est pas celui qu’il a connu depuis l’enfance.

De mon point de vue, le passage “dans le monde des adultes” sera beaucoup plus fluide pour un enfant à qui on a expliqué les choses, on n’a pas caché la vérité car il aura déjà conscience de ce qu’il se passe dans le monde.

Cette réflexion m’amène à me questionner sur les addictions, qui permettent de fuir le monde et ses responsabilités.

Il y a beaucoup de personnes : ados, jeunes adultes, adultes qui ont des addictions : écran, alcool, tabac…

Est-ce qu’il n’y a pas un lien avec le fait que ces personnes soient restées à leur “place d’enfant” jusqu’à l’adolescence et que le passage à l’âge adulte, avec la découverte de son corps qui change, de la société, d’un monde qu’il ne connaisse pas, soit trop brutal ?

Je pense que comprendre le monde plus jeune, comprendre qu’il y a le bien ET le mal dans le monde amène plus de fluidité dans la passage à l’âge adulte. Le monde est à mon sens composé de positif et de négatif et en avoir conscience inclus l’enfant dans ce monde, lui donnant une place à part entière et le droit d’avoir un point de vue. Il se sent ainsi plus considéré. Je vous partage ce sujet plus en détail dans mon podcast Danse avec ta maternité dans l'épisode Réflexion n° 7 - Pourquoi cultiver l'insouciance chez nos enfants Pour l'écouter, c'est juste ici :




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